domingo, 7 de junho de 2026

La porteuse d'eau


Sous le souffle du soleil levant, elle avance
Sa peau fragile s’illumine d’une lueur douce
Le lin se noue, comme un voile qui danse
Enserrant ses courbes où la lumière se trousse

Ses bras soulèvent la jarre avec lenteur
Son geste se déploie, pudique et silencieux
Ses yeux saisissent l'instant avec ardeur
Et l'air se fait velours autour d'eux

Le tissu glisse, dévoile un ventre parfait
Où les ombres jouent et se perdent en caresses
Le parfum des rizières et de la terre,élixir secret
Mêlé au souffle chaud qui tremble et qui se dresse

Sa nuque s’incline, gracile et souveraine
Les mèches sombres, tombent sur ses épaules
Chaque pas est peinture, douce et sereine
Et l’éclat du silence sur son corps s’affole

Dans ce décor vivant, tout semble suspendu
La jarre, le corps, l’ombre, et la lumière
Et le temps s’arrête, comme retenu
Par la beauté d’un instant pur et sincère

Sylvia 25.05.2026

par Sylvia Vdl
peinture à l'huile intitulée Femme tenant une jarre par He Lihuai

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