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segunda-feira, 7 de abril de 2014

Sœur Caroline (les vêpres)


L’heure des vêpres, la plus connue des prières
Des clameurs s’échappent du monastère
Non pas celles des louanges habituelles
Mais celles du chant des pucelles

Aux prémices de l’aube, Caroline initie
Les jeunes jouvencelles fraîchement accueillies
Trois filles innocentes qui partagent sa couche
Obéissantes à l’œil au doigt et à la bouche

Mère supérieure à donc à son insu
Confié ses trois nouvelles recrues
A la plus dévergondée des moniales
Sœur Caroline la libérale

Les doigts agiles de l’initiée
Parcourent les monts et vallées
Dégrafant au passage
Les boutons des robes sages

Nues, débarrassées de leurs oripeaux
Corps à corps, peaux contre peaux
Caroline caresse ses élèves
Les embrasse du bout des lèvres

Sa bouche dépose de délicats baisers
Aux endroits les plus enclavés
Elle savoure avec délectation
La saveur de chacun des trois cons

Voilà enfin une bien drôle intronisation
Trois rituels pour une pénétration
Un doigt, un cierge, un goupillon
Dans le frais derrière des canons

Dans un chaos de jouissance
Chacune jure de faire vœux de silence
Désireuses à nouveau de plaisirs interdits
Ainsi s’achève la cérémonie


par Ladge Damond in La Passion des Poèmes
photographie de Alice Hanecki

sexta-feira, 31 de janeiro de 2014

Sœur Caroline (la None)


Dans sa chambre alone
Des notes de Lennon
A l’heure de la None résonnent
Sœur Caroline fredonne
"All you need is love"
"All you need is love"

L’amour est son crédo
Pas l’Amour spirituel
L’amour humide et chaud
L’amour charnel
Celui qui brûle les corps
Qui crie "encore"

L’amour qui éveille ses sens
L’amour qui invite à la danse
Celui qui érige ses seins
Lui brise les reins
Et qui s’écoule en son for intérieur
Qui l’inonde de bonheur

Sœur Caroline, à l’heure de la None
Fredonne Lennon
"All you need is love"
"All you need is love"
"All you need is love, love"
"Love is all she needs"

por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de Dmitri Biriukov

segunda-feira, 2 de dezembro de 2013

Sœur Caroline (confessions intimes 2)


Pardonnez moi mon Père parce que j’ai péché
Ce n’est pas une pipe à laquelle j’ai succombée
Cette fois-ci, mes entrailles ont été bénies
Car j’ai porté au creux de mes hanches
Un cierge, un goupillon, pour toute saillie
Un jardinier qui s’épanche

Pardonnez moi mon Père
Parce que j’ai péché
Je ferai 3 Avé et 2 Pater
Dans le but de me faire pardonner
Mais sauf le respect de votre sainteté
Je peux aussi vous proposer un marché

Votre pieu entre mes fesses
Avant ou après chaque messe
Vous ne serez pas le dernier des saints
A pécher au creux de mes reins
Car bien d’autres après vous mon père
Goûteront à mon délicieux derrière


por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de Alan Pedroso

domingo, 27 de outubro de 2013

Sœur Caroline (dialogue)


"Sœur Caroline"
"Sœur Caroline"
"C’est vous bonté divine ?"
"Oui c’est moi, ton Dieu"
"Oh my god, mon dieu ??? "

"Sœur Caroline tu dépasses les bornes"
"Bonté divine, je ne suis qu’une none"
"As-tu oublié les vœux prononcés"
"Ceux du célibat, de la chasteté ?"
"Ceux là même que tu as bafoués !"

"Sœur Caroline, tu es pécheresse"
'Souhaitez vous que j’aille à confesse ?"
"Je te l’ordonne sur le champ"
"Eh bien soit, je m’y rends"
"Attention, c’est la dernière fois que je t’y prends"
"Ainsi je l’entends, et je me repends"


por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de Filippo (Blackwinged666)

domingo, 6 de outubro de 2013

Sœur Caroline (la sexte)


A la sixième heure du jour, la sexte,
La rime est imparfaite mais facile
Sœur Caroline a envie de sexe
Point d’objets ou de doigts habiles
Sœur Caroline veut une verge,
Une vraie, une dure, même une vierge

A l’automne, le sol se pare de feuilles dorées
Quelle aubaine, la venue de ce jardinier
A l’heure de sa promenade quotidienne
Sœur Caroline d’un coup se jette comme une chienne
Sur l’homme courbé, occupé à ramasser
Les feuilles mortes, celles qui jonchent le pavé

L’homme surpris n’en est pas pour autant déconfit
Son fantasme se réalise enfin, il prend vie
Sœur Caroline relève sa robe noire
Et derrière les buissons, enfourche sa monture
Elle peut enfin caresser le désir de s’asseoir
Sur une verge tendue, une belle, une bien dure

Les audacieux s’ébrouent sous un ciel consterné
Qui voit d’un mauvais œil, les voeux oubliés
Et, aux dernières secousses
Le tabernacle de Sœur Caroline s’emplit
D’une douceur aigre douce
Mais celui-ci ne donnera pas vie


por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de Sebastian Faena

sexta-feira, 27 de setembro de 2013

Sœur Caroline (la tierce)


A la tierce, la troisième heure du jour
Sœur Caroline le souffle court
Remonte sa robe de religieuse
A l’abri du regard des pieuses

Confinée dans le confessionnal
Au coin le plus sombre de l’abbatiale
Sœur Caroline s’adonne au plaisir vaginal
Dans le silence pesant, matinal

Sa main caresse sa toison
Ses doigts titillent son con
Elle sent son vagin se contracter
Elle se sent le désir de le pénétrer

Comme chaque matin, du cierge elle se saisit
Un cierge qui n’est pas béni
Mais qu’importe il fait bien l’affaire
Que ce soit par devant ou par derrière

Sœur Caroline jouit
Comme une cochonne, comme une chienne
Sœur Caroline est au paradis
Bien au-delà du septième ciel

Sœur Caroline crie
Aucun son qu’elle ne retienne
Elle s’extasie
Il est impossible qu’elle s’abstienne

Sœur Caroline prie
Prie pour ne pas qu’on la surprenne
Ici en plein délit
Et que personne ne la comprenne


por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de Michael Cline

domingo, 15 de setembro de 2013

Sœur Caroline (les Laudes)


La prière des laudes, dès l’aurore
Les rêves de Soeur Caroline s’évaporent
Elle se lève et contemple son corps dénudé
Au reflet de l’eau d’un vieux récipient émaillé
Il y a en elle comme un goût d’inachevé
Le reste d’une vie qu’elle ne veut pas gâcher

L’eau fraîche du matin glisse sur sa peau
Se faisant dresser la pointe de ses seins
Dessinant comme des ruisseaux
Le long de la courbure de ses reins
Charriant la moiteur de la nuit
Pour enfin atteindre son pubis

Elle badigeonne son bas ventre
D’une crème onctueuse et odorante
Et approchant la lame aiguisée
D’un rasoir frauduleusement importé
D’un geste rapide et assuré
Elle tranche le poil

Peau douce, et chatte rasée
Soeur Caroline caresse son minet
Elle savoure ce moment divin
Ce rituel du quotidien
Une dernière onction d’huile sainte
Parfumant son sexe d’absinthe

Mais l’heure des laudes a sonné
Soeur Caroline sort de ses pensées
Elle enfile sa culotte de dentelle
Et déroule ses bas de soie
Plonge dans sa robe de pucelle
Et part rejoindre ses Soeurs de foi


por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de Stanislav Blagenkov

quarta-feira, 4 de setembro de 2013

Sœur Caroline (confessions intimes 1)


Pardonnez moi mon Père parce que j’ai péché
Au goût de la pipe j’ai succombé
Non celle qu’on fume mais celle qu’on lèche
Plusieurs de mes doigts ont caressé
Les contours de ma brèche
Votre goupillon j’ai utilisé
Comme un objet qui va et vient
D’encens je me suis parfumée
En vue d’attirer à moi tous les seins
Soyez rassuré mon Père, la Mère Sup a osé
Me demander prestement d’aller à confesse
Et de ses mains expertes m’a corrigée
D’une petite tape sur mes fesses

Pardonnez moi mon Père
Parce que j’ai péché
Je ferai 3 Avé et 2 Pater
Dans le but de me faire pardonner
Mais sauf le respect de votre indulgence
Je peux aussi vous proposer un marché
Une caresse sur mes hanches
Et plus si affinité
Vous ne serez pas le premier des saints
A péché au creux de mes reins
Bien d’autres avant vous mon Père
Sciemment ou sur un malentendu
Ont goûté aux délices de ma chair
Au fruit défendu


por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de autor desconhecido

quinta-feira, 29 de agosto de 2013

Sœur Caroline (aventures canoniales 1)


Sous sa robe aux idées pures
Rien n’était moins sûr
A l’heure des matines
Elle se sentait déjà coquine
La dentelle à la place du coton
Des dessous sexy pour seule religion

Sous sa robe aux idées pures
C’était toute une aventure
Rien qu’à la vue du goupillon
Elle sentait monter l’émotion
l’envie d’en détourner sa fonction
Juste pour quelques sensations

Sous sa robe aux idées pures
Se cachait un brin de luxure
Seule dans sa chambre, le soir
Elle caressait son chat noir
Jusqu'à miauler de désir
Jusqu’à rougir de plaisir

Sans sa robe aux idées pures
Soeur Caroline en était sûre
Sous l’effet de ses doigts mouillés
ses lèvres commençaient à saliver
Toutes les «voies» sont-elles impénétrables
En tout cas pas celles de Caroline, la charitable


por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de Maksim Chuprin

quinta-feira, 22 de agosto de 2013

Sœur Caroline (les matines)



Soeur Caroline assoupie
Abandonnée aux bras de Morphée
Elle rêve

Aux matines endormies
Éros est sa divinité
Son fantasme, son envie
Son secret, son péché
Elle rêve

Aux matines endormies
Elle caresse son corps évanoui
Du galbe de ses seins
Au creux de ses reins
Elle rêve

Aux matines endormies
Soeur Caroline gémit
Elle crève le silence
De ses cris de délivrance
Elle ne rêve plus
Aux matines endormies
Soeur Caroline jouit


por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de Jiri Ruzek

sexta-feira, 16 de agosto de 2013

Sœur Caroline (le Prime)



Première heure du jour, le Prime
Les fantasmes oubliés de Soeur Caroline
Reviennent comme un refrain lancinant
Mais à l’heure de la prière, point le temps
Pour Soeur Caroline de se caresser
De pénétrer le coeur de son intimité

Et pourtant, son devoir oubliant
Postée seule au dernier rang
Dans l’ombre confiné de la chapelle
Elle soulève sa robe de pucelle
Mouille son doigt délicatement
Et passe la main sous son string de dentelle

Elle sent ses lèvres s'humidifier
Son entrecuisse se réchauffer
Soudain le doigt dérape
Dans le saint tabernacle
Un gloussement étouffé
Fait sa voisine se retourner

Un sourire au coin des lèvres
Soeur Caroline se sait perverse
Le souffle saccadé
Au rythme lent du Kyrié
Soeur Caroline prie, à sa manière
Que nulle religion ne tolère


por Ladge Damond in La Passion des Poèmes
fotografia de Sebastian Faena